Accéder au contenu principal

Celle qui a tous les dons, de M. R. Carey


J'ai demandé à ma soeur de m'offrir un livre à Noël. J'en avais un peu marre qu'on ne m'offre jamais de livres. Sachez pourtant que cela fait toujours plaisir à un libraire, il ne faut juste pas lui faire de doublons (héhé !). Une nouveauté si possible, un roman fantastique que je n'aurais pas encore lu.
A Noël je n'étais plus libraire depuis 7 mois, et j'avais hâte de retrouver mon cocon de papier.
Alors ma soeur (libraire aussi de son état, bien que mise au chômedu par nos chers amis les Chats pitres) est allée dénicher du bon roman pour moi, et m'a ramené emballé un exemplaire de Celle qui a tous les dons, de Mike Carey.

J'étais réellement heureuse, j'avais déjà vu sa couverture sur de nombreuses tables et j'avais très (très) envie de le lire.

Je l'ai commencé peu après, et l'ai dévoré d'une traite. Je ne suis pas fan pourtant de l'univers zombie. J'ai lu quelques romans, Max Brooks (très bien), David Wellington (moins bien, sauf le tome 1, qui est très chouette), et Walking Dead (le comics, pas la série) est mon péché mignon : surtout parce qu'il y a pas mal de psychologie des personnages.


Celle qui a tous les dons est un roman de zombies qui sort de l'ordinaire. Déjà il commence d'une manière assez étonnante, avec l'histoire de Mélanie. 
Mélanie va à l'école, apprend tout ce qu'apprend un enfant de son âge, mais la journée elle est attachée dans un fauteuil roulant, et la nuit enfermée dans une cellule gardée par des militaires.
Mélanie ne sait pas qu'elle est particulière, et que malgré son intelligence et ses sentiments tout à fait humains, elle n'est pas comme sa maîtresse, ou comme les gardes qui la regardent avec mépris.
Mélanie sait juste qu'elle vit dans un complexe militaire hautement sécurisé, où certains de ses camarades de classes vont voir le docteur pour ne jamais revenir, alors que dehors le monde a été dévasté par un virus particulièrement violent et que les infectés se font appeler... des zombies.

C'est ainsi que commence Celle qui a tous les dons, roman post-apocalyptique situé dans une Angleterre ravagée par les zombies. Autour de Mélanie vont graviter plusieurs autres personnages, un militaire, une enseignante et une scientifique, tous liés à son destin pour une raison ou une autre, tous en quête d'un moyen de survie dans ce monde où tout s'effondre progressivement. Loin d'être caricaturaux et imbéciles, les personnages de Celle qui a tous les dons sont originaux et consistants, et portent le récit tambour battant dans un road trip sanglant qui sera l'apothéose du roman. Le final, étonnant, divisera peut-être, mais pour l'écriture fluide et rythmée, pour l'aventure, pour l'originalité, Celle qui a tous les dons est un excellent roman, qui plaira à un public large, et pas seulement aux amateurs de zombies. S'y retrouveront les lecteurs/spectateurs de Walking Dead ou 28 jours plus tard, qui aiment lorsque la réflexion se fait plus intense que l'action.

Après ma lecture, j'ai cherché d'autres romans de l'auteur. A mon grand étonnement, il n'y en avait pas. Puis j'ai compris que j'en avais déjà lu, et que M.R. Carey n'est autre que Mike Carey, l'auteur de la série des Felix Castor éditée chez Bragelonne, qui met en scène un détective exorciste qui rappellera à certains Hellblazer (normal, l'auteur en a été scénariste) ou encore les romans de Jim Butcher. 
Mike Carey est donc aussi un auteur de comics qui a travaillé sur Hellblazer, The Unwritten, X-men, les 4 fantastiques ou encore Lucifer (et j'en passe). Ce n'est donc pas un amateur, loin de là !

Malheureusement épuisé chez l'éditeur
2 tomes parus en France
Alors je ne vous cache pas ma joie (et celle de Ju, mon associé) lorsque son éditeur français, l'Atalante, nous a contacté pour nous demander si nous voulions le recevoir en dédicace pour Celle qui a tous les dons.

Oui, oui, mille fois oui !

Donc voilà, M.R. Carey a.k.a Mike Carey vient dans notre librairie le mercredi 27 mai à 18h : je suis JOIE, je suis FELICITE.

Bon, donc si vous voulez découvrir un super auteur de roman fantastique, c'est le moment. Je ne sais pas si il y aura une suite, la fin du roman reste ouverte, même s'il n'est pas indiqué de numéro de tome.

A suivre donc...

CITRIQ

Commentaires

  1. onjour,
    dommage que je ne puisse pas venir a la librairie,pour dédicacer mon exemplaire.J'ai passé un bon moment,a lire cette histoire de "zombies",même si ce n'est pas ma littérature préférée.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est bien dommage oui, je sais qu'il fait une tournée en France, peut-être aurez-vous l'occasion de le voir ailleurs ? :)

      Supprimer
  2. J'ai craqué par ta faute, je l'ai commencé (mais en numérique) et même si j'ai horreur des zombies, pour l'instant j'adhère carrément !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bon, va falloir venir rencontrer l'auteur alors :D

      Supprimer
    2. Etant donné que c'est juste avant que je ne parte pour les Imaginales, ça peut se négocier ! Pas contre dédicacer une liseuse c'est moyen haha x)
      Je t'ai acheté trop de livres dernièrement, faut que je puisse m'acheter des pâtes :p

      Supprimer

Publier un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Un cantique pour Leibowitz, de Walter M. Miller Jr.

Lorsque j'ai quitté ma librairie il y a maintenant presque un an, je m'étais dit que les mois suivants ce changement de vie - où je ne pouvais pas travailler du fait de mon processus d'immigration au Canada - seraient dédiés à la lecture d'oeuvres qui m'ont toujours fait de l'oeil mais que je n'avais jamais pris le temps de lire.
J'avais fait pas mal d'achats (en prévision du prix des livres au Québec qui est deux fois plus élevé) et conçu une liste d'ouvrages en format de poche que je comptais rafler dans une librairie une fois sur place. J'ai mis plus de temps que prévu, mais j'ai fini par trouver l'un de ces titres à la superbe librairie d'occasion L'Echange, sur le Plateau Mont-Royal, et il s'agissait d'Un cantique pour Leibowitz, de Walter M. Miller Jr., un classique de la science-fiction américaine écrit à la fin des années 50 et disponible en français chez Folio SF.


Un cantique pour Leibowitz commence son histoire…

Rattrapons le temps perdu - La Passe-miroir, de Christelle Dabos

Mais où était-elle tout ce temps ? 
Personne ne se le demande, parce que depuis mon arrêt brutal (mais temporaire) de ce blog, sa fréquentation a lamentablement chuté ! (Logique, me direz-vous).
Pourquoi ?, surtout ! Telle est la question que personne ne pose et à laquelle je vais répondre.
Je pourrais prétendre que je n'ai pas eu le temps d'écrire (une fausse vérité, ou un vrai mensonge, au choix), que je suis débordée (bon ça c'est vrai, mon boulot me prend quand même beaucoup de temps) et que j'étais trop fatiguée pour écrire en rentrant chez moi (bon, ça aussi c'est vrai, j'étais même trop fatiguée pour sortir mon chien, faire à manger, enlever mes chaussures et changer mes draps, donc bon tu vois... "mais où est cette fausse vérité", me crie-t-on !).
La vérité vraie c'est que j'ai oublié.
Oublié combien j'aimais écrire, vous parler de mes lectures, partager mes pensées. J'ai oublié combien j'aimais lire aussi. Vraiment lire, me pose…

Le cercle de Farthing, de Jo Walton

Avant de vous parler de ma dernière lecture en date tout à fait passionnante (titre ci-dessus), juste un petit mot pour rendre hommage à un grand auteur de fantasy, Terry Pratchett.
Il est décédé hier. Tout le monde s'attendait à une fin prématurée, mais lorsque la nouvelle tombe c'est toujours assez rude.  Il est étonnant de voir le nombre d'articles qui ont fleuri lors de l'annonce de son décès sur des sites d'information qui n'ont jamais écrit son nom dans aucun autre article, jamais voulu rendre hommage à ce génie de la littérature fantastique de son vivant. La Mort fait toujours cet effet là...  J'espère juste que son départ, qui a fait grand bruit, fera découvrir son oeuvre à plein de nouveaux lecteurs de tous âges et tous horizons.
Je ne suis pas la mieux placée pour en parler, je n'en ai lu que peu. J'aimais beaucoup son imagination, l'humour de ses personnages et l'originalité de son univers, mais je n'ai jamais eu le temps de dévor…