Accéder au contenu principal

Un coup de main pour vous en mettre plein les mirettes


Parmi ceux qui nous ont soutenu dans notre périlleuse entreprise de création de librairie, un irréductible gaulois : X., patron de la petite mais internationalement renommée librairie Scylla, elle aussi spécialisée en littératures de l'imaginaire.

Si vous êtes dans les environs de Paris et passionnés de cette littérature de genre, vous y avez peut-être mis les pieds une fois, ou peut-être est-ce votre librairie préférée de toutes les librairies de notre système solaire, dans tous les cas je me dois de vous la présenter, et de vous présenter son dernier projet en date.

Scylla donc est une petite librairie nichée dans le quartier Nation/Montgallet. Souvent quand on y va on se sent comme un sorcier qui saute sur le quai 9 3/4 de King Cross, on pousse une porte que les gens ne voient pas forcément et on se retrouve dans une petite pièce chaleureuse, où des bibliothèques habillent les murs du sol au plafond, et où des étagères repues ploient sous le poids de nombreuses références de SFFF (comprenez science-fiction, fantasy, fantastique), des livres neufs et d'occasions dont les tranches colorées vous crient de les prendre là, tout de suite, maintenant, et de les feuilleter jusqu'à plus soif.

C'est ça, Scylla, et son patron, X., toujours de bon conseil et très accueillant. Moi j'ai eu la chance de recevoir en plus des bugnes et du thé, c'était une bien belle journée !

Donc X. est aussi éditeur. Avec ses associés, il a crée la maison d'édition aux récits fabuleux et aux couvertures délicieuses Dystopia, et aujourd'hui il se lance dans les éditions Scylla.
Mais pour lancer les deux premiers titres de sa maison, il a besoin du soutien des amateurs du genre.

Pour que vous compreniez mieux, je vous laisse le soin de cliquer sur >cette page< de financement participatif où X. décrit bien mieux que moi les besoins de la maison d'édition pour exister et financer ses deux premiers romans.



Sachez donc que le premier titre est une réédition de Garry Kilworth, Roche-Nuée. Garry Kilworth est notamment reconnu pour son roman La compagnie des fées (Folio) et sa saga des Rois Navigateurs (LGF). Roche-Nuée avait déjà été édité il y a un bout de temps chez Denoël, mais voilà une réédition digne de ce nom : retraduction, recouverture (sublime, comme d'hab), de quoi redécouvrir l'ouvrage.

Le second ouvrage est une novella qui fera parti de la collection 111 111, la contrainte étant d'avoir 111 111 signes, et s'intitule Il faudrait pour grandir oublier la frontière.

Voilà, alors si vous vous sentez l'âme généreuse, si vous aimez la SFFF, si vous voulez mettre votre grain de sel dans une belle entreprise, et si vous voulez les lire en avant-première, c'est par ici ! Entre nous, on se serre les coudes.

Concernant notre projet d'entreprise à nous, les choses avancerons après les fêtes (là c'était plutôt banque, assurances, ouvertures de compte, le blabla qui ne vous intéresse pas), mais la semaine prochaine je vous tiens au courant des avancées !

Bonnes fêtes et à l'année prochaine !

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Édification d'un rêve, ou la librairie fantastique.

Dessin de Tom Gauld Combien de fois dans mon entourage (le peu qui lisent mes chroniques en diagonale) m’a demandé quels étaient ces plans « top secrets » dont j'ai fait état dans plusieurs de mes billets. Ceux qui m'ont posé la question sans détour ont obtenu l'information claire et définitive que je partage avec vous ici : je veux créer ma boîte. Je vous ai déjà parlé avec nostalgie et envie de mes rêves. Depuis mon adolescence je fantasme sur cette possibilité. J’ai vécu dans le rêve brumeux et cotonneux de posséder ma propre librairie. Je l’ai imaginée, décorée, rempli et re-imaginée des centaines de fois. Parfois elle ressemblait à l’ancien local de la librairie Imagin’ères à Toulouse, une toute petite pièce au plancher craquant et aux étagères ployant sous des rayonnages de livres de SF, la musique de Loreena McKennit se mêlant aux effluves de patchouli. Parfois elle ressemblait au Forbidden Planet de Londres, gigantesque, fournissant profusion de Bds

La singulière tristesse du gâteau au citron - Aimee Bender

Ça fait un bout de temps que mes doigts n’ont pas effleuré le clavier. Je me laisse aller les amis. Pourtant j‘en ai des choses à raconter, mais bon, que voulez-vous, je passe trop de temps dans mes pensées et dans mes livres, ou bien à gratter le bedon du félidé. Tenez récemment j’ai lu un livre au titre plus qu’improbable, La singulière tristesse du gâteau au citron aux éditions de l'Olivier. Non, ce n’est pas Katherine Pancol, mais je vous accorde qu’elle aurait pu être l’auteur de ce titre fantaisiste. Nous n’oublierons jamais Les yeux jaunes des crocodiles , La valse lente des tortues , mais surtout le fameux Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi (et seulement le lundi, car Katherine Pancol détient une vérité ultime et dérangeante de la vie des écureuils New-yorkais). L'auteur se nomme Aimee Bender, et ce quatrième roman génialissime est celui qui l'a fait connaître outre-Atlantique. Mais allez plus loin que le titre, et plus loin que ce

Les visages, de Jesse Kellerman

Des Visages et des Cracke Il y a seulement deux semaines, je montais ma nouvelle bibliothèque Expedit de chez Ike* toute seule ! Non, le félidé n'a toujours pas de pouces opposables et n'en branle pas une ramée pour monter nos meubles,  sur lesquels il adore se prélasser, au passage ! Crénom j’en étais fière. Il faut considérer que j’avais passé ma semaine à déménager, empaqueter, porter des cartons, monter des meubles, pousser des meubles, bref mes petits muscles étaient déjà en souffrance. J’ai donc monté cette bibliothèque seule, moi petit être frêle, (je dis Shu* u* aux mauvaises langues qui pensent déjà « pfff vas-y trop facile moi j’t’en monte 10 quand tu veux là ! » ouais ben allez-y, ça fait mal aux mains d’enfoncer des petits bitoniaux en bois à fond !) parce qu’il fallait bien que je case mes derniers cartons de livres. Ils trainaient par terre, et je déteste ça (au contraire le félidé avait élu domicile dans les cartons, la truffe enf