vendredi 25 octobre 2013

Et quelquefois j'ai comme une grande idée, de Ken Kesey


Voilà ça y est, j’ai lu mon grand roman américain de la rentrée. Tu sais, le Grand roman américain par excellence, celui sur lequel l’auteur a dû suer sang et eau pendant des lustres pour le peaufiner et sur lequel tu sues sang et eau pour le lire parce qu’il a tellement bien fait son job que c’est trop cool mais un peu dur et long à lire parfois (ces systèmes narratifs originaux on a pas idée…). J’avais lu mon Grand roman espagnol (Confiteor), mais aussi mon Grand roman français (Le quatrième mur), ainsi que mon Grand roman de Fantasy (Même pas mort), voilà le Grand roman américain de la rentrée : Et quelquefois j’ai comme une grande idée, de Ken Kesey, aux éditions Monsieur Toussaint Louverture.




Peut-être le nom de Ken Kesey parle-t-il un brin à certains d’entre vous, il est en effet l’auteur génialissime et trop méconnu du roman Vol au-dessus d’un nid de coucou, duquel est tiré le film avec Jack Nicholson. Celui-ci aussi serait sujet à une petite chronique jubilatoire mais parlons plutôt de cette parution inédite de Ken Kesey et parlons bien.

Nous sommes au cœur des années 60, et surtout au fin fond de l’Oregon dans la petite ville de Wakonda, où survient en même temps que des pluies torrentielles et un vol migratoire de milliers d’oies sauvages du Canada (très important) une grève de bûcherons syndiqués qui marquera à jamais la vie de la petite bourgade. Le problème ? La famille Stamper, lignée de bûcherons durs à cuire dont le contrat juteux conclu en douce avec la Wakonda Pacific met une partie de la ville au chômage. Aussi la famille, qui doit se serrer les coudes pour faire face aux mécontents, voit revenir dans ses rangs Leland, le fils du patriarche, oublié de tous depuis qu’il a quitté le nid avec sa mère pour aller étudier dans les rues encombrées de la métropole new-yorkaise. Mais le revoilà, bien décidé, tout gringalet et intellectuel qu’il est, à voler dans les plumes de son demi-frère aîné, Hank, cet insupportable athlète, se sportif accompli et ce travailleur acharné, tombeur de ces dames, bagarreur compulsif, indécrottable bûcheron qui pense avec ses pognes, et qui a commis des actes charnels sacrilèges avec la mère de son petit frère durant son enfance. L’ennemi des Stamper est donc sur tous les fronts, au sein de leurs amis les plus proches qui se rebellent désormais, au sein de leur famille éloignée qui se laisse gagner par la violence de la vindicte populaire, et au cœur de la famille proche, au sein de laquelle Leland prépare sa vengeance, la goutte au nez et le verbe acéré. L’ambiance est donc explosive dans la petite bourgade de Wakonda, et tout comme les éléments, les habitants vont se déchaîner les uns contre les autres.

Autant vous dire qu’à l’instar des internés de Vol au-dessus d’un nid de coucou, la plupart des personnages du roman sont hauts en couleur et ont un léger pet au casque. C’est ce qui fait en grande partie le sel de l’histoire, raconté par une myriade de narrateurs qui entremêlent leurs voix, dont les principaux sont Leland (Lee) et Hank. Car si Et quelquefois j’ai comme une grande idée est une histoire familiale bien compliquée (autant vous dire que les sentiments des personnages font pas mal de yoyo et la psychologie nous entraîne très loin dans leurs pensées, même les plus confuses), c’est aussi une fresque villageoise, puisque nous suivons le clan Stamper ainsi que leurs détracteurs, soit toute la ville de Wakonda, son syndicaliste le plus acharné ventripotent et frustre, son barman observateur et méprisant, son guichetier de cinéma désespéré, son pochtron notoire, et j’en passe ! C’est ainsi qu’il établit le décor de la ville, en dévoilant les pensées et les travers de ses habitants, capables du pire comme du meilleur, et de leur Némésis : Hank Stamper.

Et chez les Stamper, nous ne sommes pas en reste, la plupart de l’histoire tournant autour de cette rivalité historique entre Lee et Hank, l’intellectuel et la brute, chacun possédé par ses démons et incapable de faire un pas vers l’autre pour repartir de zéro, surtout quand se dresse entre eux le spectre d’une première femme et la présence d’une autre, le personnage pur et tendre de Viv, l’épouse de Hank, qui va être l’instrument du châtiment que prépare Lee. C’est sans compter les personnages secondaires savoureux, Joe Ben le cousin philosophe optimiste pétri d’une foi véritable et Henry patriarche increvable de quatre-vingt ans au tempérament aussi doux que le dos d’un porc-épic.

Ce qui donne sa notion de Grand roman à cette œuvre, c’est l’écriture de l’auteur, sa narration polyphonique et enlacée, la psychologie profonde de ses personnages, des plus secondaires aux principaux, et la singularité de sa prose torrentielle qui mêle habilement les genres, à la fois précieuse et gouailleuse, savante et populaire, et qui nous entraîne dans son sillage avec puissance. J’avais ressenti la même chose à la lecture de Confiteor, cette sensation au début de confusion, puis la compréhension enfin du système narratif innovent (ici il arrive régulièrement que trois personnages ou plus parlent en même temps, et Kesey utilise les parenthèses, l’italique et le dialogue pour les différencier), de ce travail d’orfèvre, de cette maîtrise de la langue, et d’une dimension littéraire tellement parfaite et aboutie qu’il faut un génie particulier pour l’accomplir. La lecture est parfois ardue, et même si le texte se déverse avec une construction très travaillée sur la page il n’est pas réellement fluide, il faut le contrôler, il faut s’accrocher aux branches, mais une fois qu’on est bien dans le courant il suffit de se laisser flotter, et on s’aperçoit de la beauté du texte… et enfin on se laisse couler dans une profonde admiration !


La couverture de Blexbolex


Alors voilà, on en sort tout déboussolé de ces Grands romans, et c’est pas cool parce qu’après il faut arriver à trouver le bon ouvrage qui te fera atterrir en douceur, en général tu tombes sur une bonne bouse qui te dégoûte et te fais dire « **tain c’était bien quand je lisais mon Ken Kesey », mais tu t’en remettras, et tu n’oublieras jamais cette lecture et tu conserveras jalousement ton ouvrage dans ta bibliothèque entourés par ses pairs, pour peut-être le relire dans tes vieux jours.

Saluons donc le travail d’édition et de traduction, parce que c’est pas de la tarte ce roman à faire traduire et à publier, et comme Monsieur Toussaint Louverture le dit lui-même : « Et quelquefois j’ai comme une grande idée de Ken Kesey, l’auteur de Vol au-dessus d’un nid de coucou, est le livre le plus ambitieux qu’il nous ait été donné de publier. », et on veut bien le croire. Aussi faut-il dire que Monsieur Toussaint Louverture est un éditeur de talent, très doué pour repérer les perles de la littérature et heureusement nous en faire cadeau (on pense à Karoo ou Le dernier stade de la soif), alors merci !

Bon, je vous laisse méditer tout ça, et je m’en retourne à mon choix de lecture, il va falloir choisir judicieusement maintenant
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vendredi 11 octobre 2013

Neige, de Anna Kavan

Séance de rattrapage les amis. Oui oui, je vous ai laissé tomber, je me suis laissé aller (et je ne parle pas que de mon poids). J’avoue que mes doigts ne m’ont pas démangé pendant ce dernier mois sauf pour établir mon plan d’affaire et espionner les réseaux sociaux pour vous faire cliquer sur mon étude de marché.

Mais je suis là, nous sommes là, le canidé, le félidé et moi, toujours assis confortablement sur le canapé, l’un léchant ses coussinets avec mépris, l’autre rongeant son chausson en peau de buffle, et moi mon livre à la main. Comme Confiteor précédemment, lire l’inédit de Ken Kesey (Et quelquefois j'ai comme une grande idée) me prend pas mal de temps. Je vous en parlerai à coup sûr, un tel chef-d’œuvre ne s’oublie pas, mais sa densité et sa masse m’empêchent d’avancer rapidement, sinon je vous aurais déjà bassiné avec ça.

Je n’ai malgré tout pas parlé de toutes mes lectures de la rentrée, loin de là, et pour ça vous pouvez me blâmer, me montrer du doigt, m’interpeller, m’injurier, me bastonner, mais en fait pas trop non plus parce que là ça deviendrait violent, et même si ça vous fait envie, je marque facilement les bleus.

Bon, donc, séance de rattrapage, sur qui sur quoi ? Là, en commençant mon article, je ne savais même pas, et puis finalement j’ai décidé de parler de Neige, de Anna Kavan, paru aux éditions Cambourakis il y a peu. Les connaisseurs, les amateurs de romans d’occasion et de bouquinistes me rétorqueront : ouais, ben c’était déjà paru, merci bien, mais vous nous prenez pour des buses là, gourde! Tout à fait, Anna Kavan avait déjà été traduite et éditée en France (La cosmopolite en 75), mais plus disponible depuis un bout de temps, et on doit remercier Cambourakis pour la réédition d’un roman considéré comme réellement important dans le monde littéraire anglo-saxon.
Neige, de quoi ça parle ?




(Avec ce temps froid du moment, on peut dire que je me calque sur l’actualité.) 

Neige, c’est l’histoire de trois personnes, un trio improbable pris au cœur d’une guerre impitoyable qui étend son souffle froid et ses tentacules de glace sur le monde. Notre narrateur revient de mission, il travaille pour le gouvernement de son pays, et il décide d’aller rendre visite à la femme qui hante ses pensées depuis qu’il l’a courtisé quelques années auparavant, et qui lui a finalement échappé pour tomber dans les bras d’un autre. Les retrouvailles sont glaciales, gênantes, mais la femme fait à nouveau son nid dans son esprit, et l’obsession de cet amour se met à le torturer à nouveau. Or, lorsque son pays subit à nouveau la guerre, une guerre nucléaire qui répand son venin sur le monde sous la forme d’un froid glacial qui cristallise et détruit tout sur son passage, il décide de retrouver et de garder près de lui cette femme. Malheureusement, elle a déjà quitté son antre, s’est échappé dans un pays voisin où la guerre n’a pas encore fait trop de ravages, mais où le froid la poursuit déjà. Elle est aux mains d’un politique et d’un militaire, d’un homme puissant qui ne compte pas la laisser partir, cette beauté pâle et froide, cette femme qui attire amour et haine au même degré.  Alors notre narrateur la traque, implacablement, mêlant à sa quête la dureté de la guerre et l’illusion de l’amour. Peu à peu la glace envahit tout, même les cœurs…

Que dire de Neige, ce roman hallucinatoire, où l’on se perd entre les méandres de la guerre et de l’amour, entre rêve et réalité, où chaque pas nous fait mettre un pied dans le concret ou le fantasme.

Il faut remettre d’abord Neige et son auteur dans un contexte historique et un contexte personnel. Tout d’abord, Anna Kavan : sur les photos que l’on voit d’elle, elle paraît à la fois heureuse et éthérée. Anna Kavan n’a pas eu une vie très douce, enfant malheureuse entre des parents distants et dépressifs, elle se fait trimbaler comme un bagage encombrant entre l’Europe et les Etats-Unis. Mariée jeune, divorcée deux fois, elle perd un fils à la guerre et une fille très tôt. Souffrant d’un problème à la colonne vertébrale, elle prend de l’héroïne pour se soulager et devient dépendante de cette drogue. Tout sa vie, elle sera une grande voyageuse, et un long séjour en Nouvelle-Zélande durant la guerre, très proche de la glaciale antarctique, lui aurait inspiré les paysages de Neige


Neige, enfin, a été écrit en 1967, autant dire au cœur de la Guerre Froide. Anna Kavan est née au début du siècle, a vécu deux guerres, habité plusieurs continents, est une citoyenne du monde touchée de plein fouet par les événements politiques mondiaux. Son œuvre fait écho à ces guerres, à ces pays dévastés qu’elle a visité, aux situations tendues de l’époque entre les pays de l’est et de l’ouest.

Voilà le topo, pour cette auteur admirée par Anaïs Nin qui parle de son style de « langage nocturne », et comparée à un grand nombre de grands auteurs anglo-saxons. Pour ma part, j’ai effectivement trouvé son style très sombre, d’un onirisme cauchemardesque, de ceux qui vous laissent glacés jusqu’à la moelle. Ce trio amoureux, destructeur, dans lequel la fille ne semble à première vue n’être qu’un bout de viande que se disputent deux prédateurs, est fascinant. Dans le roman, jamais un nom n’est cité, il y a le narrateur, la fille, et l’autre, et il est parfois difficile de se repérer dans les méandres tortueux de ce trio malheureux. Le point central du roman, c’est à la fois la fille et la guerre… la guerre déclenchée visiblement suite à une bombe nucléaire d’un bloc sur un autre (belle évocation de la Guerre Froide), la guerre entre ces deux hommes pour une femme. Et cette femme, que l’auteur dépeint comme un personnage frêle, à la crinière neigeuse, qui semble se complaire dans le malheur et la douleur suite à une enfance difficile où elle devait se soumettre à l’autorité parentale, un personnage sans réelle consistance, seulement le profil d’une victime, qui se nourrit de la passion brutale de ses bourreaux tout autant qu’elle en souffre, une écorchée vive. C’est un sacré personnage cette femme, que j’ai eu du mal à comprendre, qui m’a parfois agacé, mais obsédant, autant pour les personnages que pour le lecteur qui ne cesse de chercher sa trace lorsque le narrateur en dévie, et qui s’horrifie de ses nombreuses disparitions lorsque la narration du roman s’embarque dans des hallucinations brutales et cruelles.

C’est aussi ça, le côté irréel du roman de Kavan, lorsque ses personnages, le narrateur en fait, suit le fil de son histoire et décrit soudain une situation terrifiante, où la mort frappe, où le lecteur ne voit pas d’issue, grimace d’incompréhension et d’horreur, avant de comprendre qu’il ne s’agissait que d’une parenthèse cauchemardesque, que du fruit de l’esprit instable et malade du narrateur, personnage tout aussi troublé que la femme qu’il poursuit de ses assiduités. Un homme de guerre, lui aussi, traumatisé, toujours entre fuite et approche frontale du conflit, incertain de ce qu’il veut, être engagé et patriote ou rêveur et amoureux, un homme bon et un sauveur ou un tortionnaire et un animal sanguinaire.

La glace et la neige qui recouvrent leur trace amplifie cet aspect d’irréalité. Selon les voyages qu’effectuent nos personnages, le lecteur- toujours rationnel - essaye de tracer un itinéraire, de reconnaître les endroits dépeints dans le roman, mais tout finit immanquablement par être recouvert du manteau de neige impénétrable de la guerre, destructeur silencieux, qui apporte fin et soulagement. Bien-sûr, si l’on connaît l’addiction à l’héroïne de l’écrivain, la neige prend tout son sens. Anna Kavan est morte d’une crise cardiaque, pour certains d’une overdose, et l’on murmure même qu’un stock capable de fournir une ville entière a été retrouvé chez elle, certainement entreposé là avant son illégalité officielle dans les années 50 aux Etats-Unis.

Lire Neige, c’est se perdre dans l’esprit sinueux et mystérieux de l’auteur. J’ai lu qu’on appelait son style le « Urban gothic », un style usité après la seconde guerre mondiale dans le milieu littéraire, et j’ai trouvé que ça définissait effectivement assez bien son œuvre. Ce côté trio amoureux m’a fait penser aux romans gothiques anglais, ses allusions à la Seconde Guerre Mondiale, la Guerre froide, ses descriptions des pays ravagés et en reconstruction de l’après-guerre doit certainement évoquer le côté « Urbain ».

Sachez juste, si vous avez l’envie de lire ce roman, que c’est un voyage fantasmagorique, qu’il ne faut pas avoir envie de factuel et de sentiment de réel, parce que tout dans Neige semble nous balader à travers un rêve, parfois féerique, parfois dantesque, et qui dans tous les cas ne laisse pas indifférent. C’est une écriture envoûtante, qui donne l’impression d’être dans le coton, et le lecteur ne sait plus si c’est sa lecture qui est confuse ou si son propre esprit lui joue des tours.

Pour la faire connaitre du grand public, et alors que Neige n’est pas véritablement de la Science-fiction, on lui décerna le prix SF Brian Aldiss en 1967, un an avant sa mort. Son œuvre a surtout connu du succès après sa disparition, et je suis heureuse de voir qu’elle vit encore, à travers des rééditions spontanées d’éditeurs pointus comme Cambourakis, qui flairent les chefs-d’œuvre oubliés et les remettent sous nos yeux, là où ils doivent être, et non pas enterrés par les derniers best-sellers. Anna Kavan ne sera pas oubliée, peut-être toujours un peu méconnue, derrière Nin, Woolf, mais pourtant aussi talentueuse

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samedi 5 octobre 2013

Édification d'un rêve, ou la librairie fantastique.

Dessin de Tom Gauld

Combien de fois dans mon entourage (le peu qui lisent mes chroniques en diagonale) m’a demandé quels étaient ces plans « top secrets » dont j'ai fait état dans plusieurs de mes billets. Ceux qui m'ont posé la question sans détour ont obtenu l'information claire et définitive que je partage avec vous ici : je veux créer ma boîte.

Je vous ai déjà parlé avec nostalgie et envie de mes rêves. Depuis mon adolescence je fantasme sur cette possibilité. J’ai vécu dans le rêve brumeux et cotonneux de posséder ma propre librairie. Je l’ai imaginée, décorée, rempli et re-imaginée des centaines de fois.
Parfois elle ressemblait à l’ancien local de la librairie Imagin’ères à Toulouse, une toute petite pièce au plancher craquant et aux étagères ployant sous des rayonnages de livres de SF, la musique de Loreena McKennit se mêlant aux effluves de patchouli. Parfois elle ressemblait au Forbidden Planet de Londres, gigantesque, fournissant profusion de Bds et de SF, de quoi satisfaire mon appétit et celui des fans de littératures de l’imaginaire durant des décennies. Parfois j’imaginais une librairie roulotte brinquebalante sur les routes de Bretagne, mêlant livres neufs et occasions, proposant aussi colifichets celtes et artbooks de Jean-Baptiste Monge et Pascal Moguérou.


Des vrais rêves de hippie quoi.

J’avais 16 ans, et aucune expérience.

J’ai taillé mon chemin à coups de DUT « info-comm », t’sais, et d’Institut National de Formation de la Librairie. J’ai effectué stages, salons, apprentissage, CDD, CDD, puis CDI précaire, puis CDI. Ne deviens pas libraire qui veut comme il veut (surtout aujourd'hui et à un jeune âge).

J’ai appris les formes, les obligations, les manœuvres, les enjeux de la librairie, celle d’aujourd’hui, pas celle de mes rêves, celle des années 60, époque bénie. J’ai parlé autour de moi, recueilli des expériences, des conseils avisés de libraires que j’admire et respecte. J’ai rencontré un ami, qui est devenu un associé. Nos compétences sont complémentaires, notre vision du métier aussi.

Alors voilà, après plusieurs années sur le terrain, il est l’heure de concrétiser un rêve.

C’est pourquoi je me permets d’en parler aujourd’hui. Dépassé les balbutiements, le projet prend forme et vie. Et afin de le mener définitivement à bien, j’ai besoin de votre aide et de votre participation, vous lecteurs et amis.

Nous avons établi un questionnaire pour nous guider dans notre tâche, et je vous demande humblement d’y jeter un œil, d’y répondre, et s’il vous plait, de le transmettre autour de vous au maximum, plus spécialement à vos amis et connaissances habitant dans le bassin parisien.




Peut-être plus tard parlerai-je plus en détail de projet de création de librairie, pour l’instant, je vous laisse le soin de cliquer sur le lien qui suit, et vous remercie par avance de votre soutien.


La Guixxx.

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