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Articles

Affichage des articles du mars, 2013

Yellow birds, de Kevin Powers

Il a encore neigé ce matin, vous l’croyez-vous ? De la neige un 27 mars ! Le monde ne tourne pas rond depuis quelque temps. Bon, c’est surtout dans ma tête. Guixxx (feu triple xxx) n’a pas la grande forme. Des migraines incessantes (ce qui est nouveau) certainement dû à un manque de repos (ça c’est de ne pas avoir eu de vacances depuis 9 mois, en particulier après Noël), peut-être aussi au froid et à la grisaille parisienne, aux bruits incessants des travaux, des klaxons, des voitures, des passants, des abru… enfin des habitants. Ce qui donne une Guixxx qui traine des pieds, râleuse, cernée de fatigue, blasée, qui aimerait passer son temps à dormir comme une marmotte plutôt que d’aller bosser la journée (chose de moins en moins amusante ces temps-ci).
Je regarde le félidé royalement avachi sur son fauteuil favori (un fauteuil molletonné gris Monopri* particulièrement agréable), la moustache frétillante de beaux rêves (concernant certainement des croquettes au canard et un robinet d’eau…

Le dernier loup-garou, de Glen Duncan

Certains ont des idées préconçues dès qu’on leur parle de vampires ou de loups-garous. Visiblement il n’est aujourd’hui plus possible d’écrire un roman fantastique avec comme héros l’un ou l’autre sans être estampillé Bit lit ou série Z. On a tendance à oublier qu’avant l’avènement de la saga Twilight il y a eu des romans tels Dracula ou les Lais de Marie de France, ou bien des films cultes comme Nosferatu ou Wolfman.
Effectivement il y a eu un effet de mode déclenché par le phénomène Twilight, et nos chers éditeurs ont très vite assimilé ce fait pour aujourd’hui nous torpiller de Bit Lit, la littérature mordante, où de jouasses mortels folâtrent dans les prés avec des créatures surnaturelles comme les loups-garous et les vampires. J’avais déjà écrit un article en parlant un peu (ici), si jamais vous voulez en savoir plus. Mais ce qui m’énerve un peu c’est que cette dénomination a aujourd’hui pris un sens totalement négatif. Il est un peu utilisé à tort et à travers, et clairement déco…

La singulière tristesse du gâteau au citron - Aimee Bender

Ça fait un bout de temps que mes doigts n’ont pas effleuré le clavier. Je me laisse aller les amis. Pourtant j‘en ai des choses à raconter, mais bon, que voulez-vous, je passe trop de temps dans mes pensées et dans mes livres, ou bien à gratter le bedon du félidé.
Tenez récemment j’ai lu un livre au titre plus qu’improbable, La singulière tristesse du gâteau au citron aux éditions de l'Olivier. Non, ce n’est pas Katherine Pancol, mais je vous accorde qu’elle aurait pu être l’auteur de ce titre fantaisiste. Nous n’oublierons jamais Les yeux jaunes des crocodiles, La valse lente des tortues, mais surtout le fameux Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi (et seulement le lundi, car Katherine Pancol détient une vérité ultime et dérangeante de la vie des écureuils New-yorkais). L'auteur se nomme Aimee Bender, et ce quatrième roman génialissime est celui qui l'a fait connaître outre-Atlantique.


Mais allez plus loin que le titre, et plus loin que cette photo de gâteau a…