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Articles

Affichage des articles du août, 2012

Qu'avons-nous fait de nos rêves, de Jennifer Egan

En ce moment j’ai l’impression de passer mon temps dans les livres.
Ca vous étonne ? Sachez que parfois je fais autre chose de ma vie, je vais au cinéma, je regarde des séries télé abrutissantes avec des acteurs américains aux dents trop blanches, je fais du shopping, je harcèle mon félin, une vie bien remplie, non ? Et bien-sûr, je lis. Mais depuis que je suis devenue libraire j’ai réduit mon rythme de lecture.
Jadis, au temps de ma folle (!?) jeunesse, je lisais tout le temps et partout : au réveil, en mangeant, en marchant, en cours, beaucoup en cours même, devant la télé, au lit. Aujourd’hui, je fais presque pareil, sauf que je travaille dans une librairie, au milieu de livres, et contrairement au temps où j’étais étudiante, je ne peux même pas lire. Ces quatre dernières années, j’ai donc réduit mon temps de lecture par quatre, laissant de plus en plus de place aux séries niaises et aux blockbusters si faciles d’accès grâce à ma super carte UGC/MK2 (ça vous sauve la vie cette carte…

Dieu sans les hommes, de Hari Kunzru

Alors là, on ne peut pas dire que je l’ai fait exprès !
Je n’ai pas de détracteurs à Science-fiction, il s’agit juste d’une (heureuse !) coïncidence.
Mais laissez-moi expliquer le contexte de cette exclamation : Lorsque j’ai découvert les piles relativement instables de Services de presse qui ornaient la table de ma librairie, je me suis dit « diantre, je n’en viendrais jamais à bout ». Ma responsable m’a alors un peu parlé des livres (qui ont une aura, à ce qu’il paraît) et m’a fortement encouragé à lire certains titres en premier lieu. Il s’avère que Dieu sans les hommes faisait parti de cette liste. Et ma responsable a été très perspicace (je soupçonne quand même très fortement un pur hasard…) lorsqu’elle m’a tendu le roman de Hari Kunzru après avoir zyeuté la quatrième de couverture et m’avoir dit « tenez, ça, ça devrait vous plaire ».  Or, effectivement, cela m’a plu, mais pas pour les raisons qu’évoquent la quatrième de couverture qui ne rend absolument pas honneur au livre. On y p…

La déesse des petites victoires, de Yannick Grannec

Bon, passons aux choses sérieuses maintenant. Retroussons nos manches et parlons de la rentrée littéraire. Tu ne sais pas ce qu’est la rentrée littéraire ? (tu ne connais pas ta chance !)  Alors, jeune néophyte, sache qu’elle a lieu deux fois par an. L’un à partir du mois d’août jusqu’au mois d’octobre, où sont décernés les grands prix littéraires aux noms farfelus tels que Goncourt, Renaudot, Fémina, Médicis, Interallié, Wepler (?!) ou même Crésus (?!?WTF)(mais oui, souviens-toi, c'est à cette période de l'année que les vieux croulants de l’Académie Francaise en habit moche vert décident de faire croire qu’ils lisent vraiment les nouveautés littéraires), parmi plus de 600 nouveautés.  Puis une deuxième rentrée à lieu en janvier, moins importante, pas de Houellebecq ni de Nothomb pour ce temps là de l’année, celle-ci est considérée comme moins importante. 
Bref. On m’a plus ou moins sommé (avec insistance) de lire le plus de livres possible de la rentrée littéraire pour vous conse…

Abraham Lincoln, Chasseur de vampires, de Seth Grahame-Smith

Sachez en premier lieu qu’il n’est pas facile de trouver l’inspiration tous les jours, et sur certains livres en particulier. Sur le minimum de huit livres que je vais lire ce mois-ci, je n’en exposerai que quatre, et pas forcément mes lectures récentes. Premièrement, il me faut prendre parfois un recul par rapport à certains livres pour mieux trouver mes mots. D’autres me laissent une empreinte brûlante dès la dernière page tournée et je me jette en général sur mon ordinateur pour mettre mes impressions à plat. Je comptais écrire cet article hier soir mais il me semblait que mes doigts étaient gelés et mon imagination sèche, et pourtant j’avais en masse de matière à exploiter.
Et puis ce midi, après nombre d’essais infructueux sur plusieurs romans, mon esprit m’a susurré « ne lutte pas Guixxx, Abe te regarde du coin de l’œil, tu sais quoi faire ». Je n’avais pas encore terminé Abraham Lincoln, chasseur de vampires, qui trainait sur le rebord de mon lit. Je comptais patienter la semain…

L'Affaire Jane Eyre, de Jasper Fforde

Pour expliquer pourquoi je vais parler du livre cité dans l’en-tête de cet article, je me dois de revenir dans mon passé trouble (?! juste un effet de style, imaginez le brouillard et les croassements de corbeaux), à l’époque de mes fréquents sauts de puces entre les genres littéraires, lors de mon apprentissage de l’amour de la lecture, cette époque agitée où l’Homme se cherche encore : il faut remonter à mon enfulte/adulescence.
J’ai commencé à lire plus par mimétisme et dépit que par passion, voyant ma mère, mon père, mon frère, ma sœur, absorber des livres jusqu’à des heures indues, me laissant ainsi une bibliothèque largement fournie. Agatha Christie, Boileau-Narcejac, Catherine Missonnier, Evelyne Brisou-Pellen et Daniel Pennac furent mes premiers coups de cœur, et m’orientèrent vers une appréciation des romans policiers, d’enquêtes abracadabrantesques, vers des contrées moyenâgeuses et des aventures épiques que je m’efforce aujourd’hui de transmettre aux enfants que je conseille…