dimanche 24 avril 2011

Légendes de la garde - Blacksad - Canardo

Des chats qui fument et des canards en imper...


Great Gatsby
Non je n'arrêterai pas la lutte !

Comme je vous l’ai dit dans l’un des premiers articles de ce blog, je n’ai pas toujours été férue de littérature (je vois que certains ne savaient pas, c’est donc que vous ne lisez pas tous mes post, fripouilles ! Pour votre peine ce sera deux Ave Maria et la relecture du blog du premier au dernier article six fois, et peut-être que Bouddha vous pardonnera). Donc, même si j’aimais voler des livres au CDI sous le nez de la documentaliste, je vivais ce genre de phénomène qui existe souvent pour les amateurs de musique : je relisais quinze fois le même livre jusqu’à épuisement, et je ne variais donc pas beaucoup. C’est un tic qui m’a quitté avec l’âge, mais il n’en reste pas moins que jusqu’à mon adolescence j’étais quand même très limitée dans mes lectures, malgré la bibliothèque bien fournie qui trônait dans la chambre que je partageais avec ma sœur. Il en était de même pour les bandes-dessinées. Certes nous n’en avions pas des masses, l’essentiel de notre bédéthèque étant composé de la série entière des Tintin, des Asterix, des Gaston et… puis c’est tout. Heureusement il y avait aussi la contribution de mon frère, premier découvreur des horizons du genre, c'est-à-dire la collection des Percevan.

Vous ne connaissez pas Percevan ? Eh bien c’est un tort ! Percevan c’est lui :



Toujours accompagné de son gros compagnon Kervin qui possède le cultissime Guimly,  un animal que j’ai toujours rêvé d’adopter, le problème étant qu’il n’existe pas. Bon, ça fait toujours plaisir de rêver non ? Dans tous les cas, jusqu’à la fin de mes études, je n’ai pas cherché plus en avant à élargir ma culture générale en BD. J’étais bien trop accaparée par la lecture de « vraie littérature » comme disait mon prof de librairie (ah ! quel esprit d’ouverture !), quoique quand même seulement de la « SF » (terme réducteur pour un genre littéraire qui ne mérite pas l’attention de l’élite intéllectuelle-qui-pète-plus-haut-que-son-cul-légèrement-bouché-par-un-gros-manche-à-balai). 
Jusqu’à ce que je fasse un stage qui a changé ma vie, et je pèse mes mots !

J’étais donc une jeune et frêle étudiante en DUT Métiers du livre et je voulais par-dessus tout faire mon stage dans l’antre des littératures de l’imaginaire à Toulouse, c'est-à-dire à la librairie Album Toulouse (anciennement Bédéciné, avant qu’ils ne tombent entre les mains de la chaîne). C’est là qu’œuvre Cathy, reine incontestée du monde des littératures de l’imaginaire, grande prêtresse du genre, mon modèle quoi. Bon, ce qu’il s’est passé c’est qu’au lieu de me faire bosser avec Cathy, ils m’ont demandé de rester à la caisse de la partie BD franco-belge du magasin, à mon grand désappointement. Ce qui, finalement, était une super idée. Il m’a suffit d’ouvrir une BD pour avoir envie d’engloutir toutes les bibliothèques de la librairie. J’avais déjà bien entendu parcourue des librairies BD mais là, c’était comme une révélation, je suis tombée dedans comme Obelix. J’ai dévoré  pendant deux mois, en je suis sortie de mon stage avec l’impression d’avoir trouvé une partie de moi-même manquante, une pièce complémentaire du puzzle, et je vous assure que ça fait sacrément du bien ! (Le plus fou était que l’auteur de Percevan était client à la librairie, le rêve quoi !)

Bref, depuis je ne quitte plus l’actu BD, même s’il est dur de rester à jour quand on travaille sur un rayon différent toute la journée. Bon sur ce je vais vous parler du pourquoi du comment de cet article, arrêtons de tourner en rond nom di diou !...
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mardi 19 avril 2011

Allison Hewitt is trapped - Un blog trop mortel, de Madelein Roux



Figurez-vous qu’il fut un temps où l’information n’était transmise que de façon orale. Une rumeur, une histoire, un conte, une anecdote. Aujourd’hui, j’ai un ordinateur portable (avec un processeur Intel Core Duo siouplait), branché à une prise électrique, connecté à un Wifi, qui me permet de vous écrire ces quelques mots que vous lirez via le grand réseau Internet. Amen. Je ne vais pas vous refaire mes cours d’Histoire du livre appris durement lors de ma ô combien intéressante formation à l’IUT option métiers du livre il y a quelques années (il s’agissait d’un cours de trois heures par semaine où vous usiez deux cartouches d’encre sur à peu près quinze pages doubles pour pouvoir recracher mots pour mots à votre partiel l’histoire du livre de la préhistoire à nos jours. J’en garde encore un souvenir traumatisant), mais je peux déjà vous dire qu’il y eut l’oralité, puis quelqu’un eu la brillante idée d’inventer l’écriture, puis de trouver des supports, puis de trouver de meilleurs supports plus durables (moins « développement durable »), avant d’en arriver là où nous en sommes aujourd’hui.

Bientôt peut-être n’aurons nous plus de livres, ces choses médiévales et encombrantes qui prennent la poussière sur des étagères qui auraient bien meilleure utilité à supporter Game Boy, Playstation, X-box, Wii, Kinect ou autres technologies encore non-développées dans un futur proche. Vous déposerez votre livre-électronique-reader-lecteur-Ipad-Kindle-peu-importe à côté de votre portable à charger après avoir lu quelques pages de votre roman préféré. Bon, je vous avoue que j’espère que ce temps arrivera dans loooooongtemps. Genre après ma mort quoi ça aurait été chouette. Le souci c’est qu’on y est déjà, et ça me fait un peu peur quand même. C’est idiot, stupide, peut-être. Mais quand même, d’ici quelques décennies (j’espère pour le pluriel) le libraire aura-t-il encore une place dans vos cœurs, chers petits lecteurs ?  Le livre papier trouvera-t-il encore grâce à vos yeux ? Cette petite chose qui sent l’encre, qui se feuillette, se corne, et orne à merveille un coin vide de votre appartement ? Ne vous inquiétez pas, le livre papier ne disparaîtra jamais, j’en ai gardé des tas d’échantillons dans mon appartement. Je pense en amasser le plus possible et quand l’Armageddon du livre arrivera, et que nous perdrons cette bataille, j’en ferais un musée, et vous pourrez faire venir vos petits-enfants chez moi et dire « regarde, c’est avec ça que pépé et mémé ils rêvaient autrefois. Fais attention ne tourne pas les pages trop vite ça coupe. »
Bref. Récemment il est arrivé deux choses qui me font dire que le format papier n’est pas mort. Bon, le succès de l’une de ces choses est encore à prouver, mais pour la seconde, disons que c’est largement un carton.Parlons-en donc...
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jeudi 14 avril 2011

Elrond Elrond petit patapon




Souvenez-vous c’était en 2001. 

Non pas l’odyssée de l’espace, mais la sortie d’un film qui a bouleversé la vie de pas mal de monde en cette entrée dans le nouveau millénaire. Vous étiez jeune, au collège ou au lycée, les dents pleines de ferraille, le cheveu mal coiffé et la peau acnéique. Ou bien vous étiez plus âgé, et même pour vous, cette œuvre que vous aviez lu ado, dans une vieille édition Pocket des années 80, allait enfin être adapté au cinéma. 
Un film de fantasy, dans les années 2000 ? Impensable. Les derniers en date étaient sortis en même temps que les premiers tubes de Madonna. Le seul nain du cinéma était pour tout le monde le petit Willow et son brave Val Kilmer à la farouche chevelure au ras des fesses, et personne n’avait oublié la chevauchée mémorable d’Atreju dans l’Histoire sans fin. La fantasy au cinéma se résumait à quelques autres films aux effets spéciaux aujourd’hui mal vieillis et qui n’excédaient pas les 1h45 de film. 
Vous voyez de quoi je parle maintenant ?...
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lundi 11 avril 2011

Quelquepatte© entre Earl et Mooch©



Troisième partie du plan "Nous voulons des chats en librairie.
Ensemble nous vaincrons".

Non je ne fais pas une fixette sur les chats. Mais pas du tout voyons. Qu’est-ce qu’ils ont ces chats d’abord ? Ils sont vindicatifs, égoïstes, dédaigneux, ils ont des griffes, et en plus leur litière pue. C’est sans compter le caractère du mien, qui malgré son asthme (si si !) passe des heures la nuit à faire saute-mouton dans la baignoire, à nous filer des coups de pattes sur le crâne ou sur les orteils, et qui passe son temps à miauler d’un air autoritaire (quand il ne déchiquette pas avec fougue des rouleaux entiers de Sopalin comme s’ils étaient des agents de la fourrière). Non franchement, je ne fais pas une fixette sur les chats. C’est pour ça que les livres que je vais présenter dans cet article n’ont rien à voir avec de quelconques chats, ou des animaux.

Pas du tout, voyons !

En fait j’aimerai présenter l’œuvre de deux auteurs de bande-dessinée. Deux auteurs trop méconnus en France. L’un est américain, et est au moins considéré par ses pairs comme l’égal de Bill Watterson (Calvin et Hobbes) ou de Charles Schulz (Snoopy/Peanuts). L’autre est français, et son travail est si confidentiel que je trouve ça indécent ! Je me dois donc d’y remédier, comme la super-héroïne de la littérature que je suis.

Commençons donc par le premier. C’est vrai quoi, le premier vient au début, en général...
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samedi 9 avril 2011

The wise man's fear, de Patrick Rothfuss

This is madness ! Madness ? This is Vincent D.


Pour avoir le numéro privé de notre
correspondant américain, tapez étoile.


Chers petits lecteurs,

cet article nous vient de loin. Far far away, il existe un petit pays nommé les Etats-Unis (ils ont un président qui s'appelle Baraque Aubama et ils mangent des ambeugueur) et dans ce petit pays il y a un endroit qu'on appelle le Texas (non, pas le groupe écossais, mais l'état). Et dans cet endroit il y a une ville qui s'appelle Austin (et non pas Powers), et dans cette ville il y a un français, qui vient de Bennecourt (une foué!) et qui s'appelle Vincent D. Faites lui un accueil en grande pompe parce que ce Vincent D. de Bennecourt, de Austin, du Texas, des Etats-Unis, vous livre ici une super critique de l'oeuvre (encore non traduite en France) The Wise man's fear, le second tome du roman que nous connaissons dans le coin comme Le Nom du vent. Vincent D. est notre correspond américain, celui qui lit les livres avant qu'ils ne sortent dans vos librairies ! Plus fort que Lucky Luke, Vincent est un vrai spartiate ! (la preuve >ici<). Sur ce, laissons place, et écarquillons nos yeux pour mieux lire l'article qui suit. (signé : Guixxx)
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mercredi 6 avril 2011

BIT-LIT

Les Crocs de l'amour et autres histoires


Passez bien l'aspi sous vos lits,
on ne sait jamais ce qu'il peut y avoir en dessous !



Je vous ai déjà fait part dans un autre article de mon aversion pour les monstres étant petite. Je ne sais pas trop d’où sortait cette peur enfantine, je sais juste que mon imagination débordait des horreurs que ces créatures pouvaient me faire. J’ai envie de rejeter la faute sur mes frères et sœurs, lesquels s’obstinaient à regarder X-Files alors que j’avais 5 ans, ou bien d’autres séries d’horreur qui me pétrifiaient tels que Chair de Poule (ouais bon c’était pour les enfants, mais de moi-même je ne l’aurais jamais regardé, ce qui m’aurait empêché de faire des cauchemars sur les pantins et les masques d’halloween qui vous collent à la peau) ou bien Au-delà du réel (à cause d’un épisode où un troll se cachait sous le lit des enfants pour mieux les bouffer, j’ai longtemps eu peur de laisser pendre mon bras hors du lit, dans le doute de faire un bon hameçon à trolls).

Mais je finis par me dire que toute cette psychose m’a forgé le caractère, et j’ai fini par les oublier pour les laisser en arrière, et heureusement, parce que sortir des toilettes en courant après avoir tiré la chasse de peur qu’un monstre sorte de la cuvette derrière moi et m’attrape les fesses était très dérangeant… haem.

Etrangement je n’ai jamais eu peur des vampires. Ils avaient un statut à part dans le panthéon des monstres pour moi. J’imagine que c’est dû au fait que l'une de mes premières confrontations aux vampires ne s’est pas faite avec Nosferatu, mais plutôt avec l’Angel carré de Buffy ou le Spike décoloré, ainsi qu’avec le chatoyant  Brad Pitt d’Entretien avec un vampire (doux Djéseus qu’il était beau !), ce qui enlève ma foi beaucoup de crédibilité à la monstruosité qu’est sensé être le vampire, surtout que les vampires de Buffy sont assez pitoyables et les effets spéciaux un peu craignos, mais à l’époque ça passait presque.  (NDLA : je viens de me rendre compte que c'est un mensonge éhonté, puisque j'ai le souvenir d'avoir pensé petite que si j'allumais la lumière du couloir ils ne pourraient pas sortir de l'ombre pour me sauter dessus, comme quoi... visiblement ça n'a pas duré longtemps, il m'a suffit de voir la coupe de cheveux de Spike.)

On peut certainement dire que Joss Whedon est le précurseur de la vague de mode vampirique qui frappe nos petites têtes blondes (souvent féminines, et en pleine puberté), et que le créateur de Buffy était un visionnaire. En tout cas je sais de source sûre (puisque je l’ai entendu de mes frêles oreilles) que M. Nevant, patron de la maison d’édition Breglonne, a toujours été un fan invétéré de la Vampire Slayer Buffy, et que c’est l’une des raisons pour lesquelles il a promu l’arrivée en force de la littérature de vampire en France. Aujourd’hui, le phénomène Bit-lit prend une ampleur phénoménale que peu de personnes avaient vu venir. Pour les novices, la Bit-lit veut dire « la littérature de vampire pour gonzesse » en quelque sorte. To bite veut dire mordre, et lit veut dire littérature, c’est simple comme bonjour ! Et c’est dérivé de la Chick-lit (Chick literature : la littérature pour poulette, exemple parfait : Bridget Jones).


Mais remettons les choses dans l’ordre, parce qu’il y a une chronologie dans toute cette affaire…


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lundi 4 avril 2011

Euphorie

Ça fait rire les oiseaux et danser les écureuils


Seconde approche du projet : Nous voulons des chats en librairie.
Ci-dessus, le soldat Lychee, chat de propagande.


Guixxx est aux anges. Alors Guixxx écrit, parce qu’elle a envie de partager sa joie, son bonheur et sa bonhomie avec vous, bande de veinards. Il a suffit de quelques mots de l’un de mes lecteurs (dont je suis la plus grande lectrice ! J'ai nommé Stéphane Beauverger) pour me faire devenir toute chose et sentir mon petit cœur défaillir.

Bon mon état d’euphorie n’est pas entièrement dû à cet évènement (en grande partie quand même... hum), il y a d’autres facteurs déclencheurs, le premier étant que je suis en middle-week ce soir (le week-end en milieu de semaine, pour les non-initiés) et que les journées de mardi et mercredi m’appartiennent ! Pas cloîtrée au sous-sol fermé du V*****, pas de rangement, pas 150 marches à descendre et à monter douze fois par jour, pas de conseils et d’informations à donner pendant deux longues journées. C’est donc le cœur léger et détendue (bien qu'ayant le dos en compote et les pieds en bouillie) que j’écris ce message. En plus de ça, demain je vais visiter un appartement qui j’espère sera mon futur chez-moi… en plein Paris ! La perspective de quitter la lointaine banlieue pour habiter intra-muros me réjouit. Finit les RER et les Transiliens en rade, bonjour métro ou Vélib ! Plus besoin de me lever deux heures et demi avant d’aller travailler, j’y serai en un clin d’œil, et ça, voyez-vous, est aussi source de félicité. J’ai hâte de retrouver un nid douillet, où je pourrais m’installer avec ma moitié et mon p’tit félidé, et où je pourrais vous écrire de beaux et fantastiques (ah ah, sacré moi) articles dignes du prix Pulitzer en toute sérénité.

Voyez-vous, j’ai pris une dernière décision cette semaine qui a achevé de me bercer dans un état de béatitude, presque de méditation zen, une décision qui m’empêche de trop me poser de questions sur certaines choses qui ne vont pas récemment dans ma petite existence humanoïde...
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