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Articles

Affichage des articles du avril, 2011

Légendes de la garde - Blacksad - Canardo

Des chats qui fument et des canards en imper...

Comme je vous l’ai dit dans l’un des premiers articles de ce blog, je n’ai pas toujours été férue de littérature (je vois que certains ne savaient pas, c’est donc que vous ne lisez pas tous mes post, fripouilles ! Pour votre peine ce sera deux Ave Maria et la relecture du blog du premier au dernier article six fois, et peut-être que Bouddha vous pardonnera). Donc, même si j’aimais voler des livres au CDI sous le nez de la documentaliste, je vivais ce genre de phénomène qui existe souvent pour les amateurs de musique : je relisais quinze fois le même livre jusqu’à épuisement, et je ne variais donc pas beaucoup. C’est un tic qui m’a quitté avec l’âge, mais il n’en reste pas moins que jusqu’à mon adolescence j’étais quand même très limitée dans mes lectures, malgré la bibliothèque bien fournie qui trônait dans la chambre que je partageais avec ma sœur. Il en était de même pour les bandes-dessinées. Certes nous n’en avions pas des masses, l’e…

Allison Hewitt is trapped - Un blog trop mortel, de Madelein Roux

Figurez-vous qu’il fut un temps où l’information n’était transmise que de façon orale. Une rumeur, une histoire, un conte, une anecdote. Aujourd’hui, j’ai un ordinateur portable (avec un processeur Intel Core Duo siouplait), branché à une prise électrique, connecté à un Wifi, qui me permet de vous écrire ces quelques mots que vous lirez via le grand réseau Internet. Amen. Je ne vais pas vous refaire mes cours d’Histoire du livre appris durement lors de ma ô combien intéressante formation à l’IUT option métiers du livre il y a quelques années (il s’agissait d’un cours de trois heures par semaine où vous usiez deux cartouches d’encre sur à peu près quinze pages doubles pour pouvoir recracher mots pour mots à votre partiel l’histoire du livre de la préhistoire à nos jours. J’en garde encore un souvenir traumatisant), mais je peux déjà vous dire qu’il y eut l’oralité, puis quelqu’un eu la brillante idée d’inventer l’écriture, puis de trouver des supports, puis de trouver de meilleurs sup…

Elrond Elrond petit patapon

Souvenez-vous c’était en 2001. 

Non pas l’odyssée de l’espace, mais la sortie d’un film qui a bouleversé la vie de pas mal de monde en cette entrée dans le nouveau millénaire. Vous étiez jeune, au collège ou au lycée, les dents pleines de ferraille, le cheveu mal coiffé et la peau acnéique. Ou bien vous étiez plus âgé, et même pour vous, cette œuvre que vous aviez lu ado, dans une vieille édition Pocket des années 80, allait enfin être adapté au cinéma.  Un film de fantasy, dans les années 2000 ? Impensable. Les derniers en date étaient sortis en même temps que les premiers tubes de Madonna. Le seul nain du cinéma était pour tout le monde le petit Willow et son brave Val Kilmer à la farouche chevelure au ras des fesses, et personne n’avait oublié la chevauchée mémorable d’Atreju dans l’Histoire sans fin. La fantasy au cinéma se résumait à quelques autres films aux effets spéciaux aujourd’hui mal vieillis et qui n’excédaient pas les 1h45 de film.  Vous voyez de quoi je parle maintenant ?.…

Quelquepatte© entre Earl et Mooch©

Non je ne fais pas une fixette sur les chats. Mais pas du tout voyons. Qu’est-ce qu’ils ont ces chats d’abord ? Ils sont vindicatifs, égoïstes, dédaigneux, ils ont des griffes, et en plus leur litière pue. C’est sans compter le caractère du mien, qui malgré son asthme (si si !) passe des heures la nuit à faire saute-mouton dans la baignoire, à nous filer des coups de pattes sur le crâne ou sur les orteils, et qui passe son temps à miauler d’un air autoritaire (quand il ne déchiquette pas avec fougue des rouleaux entiers de Sopalin comme s’ils étaient des agents de la fourrière). Non franchement, je ne fais pas une fixette sur les chats. C’est pour ça que les livres que je vais présenter dans cet article n’ont rien à voir avec de quelconques chats, ou des animaux.
Pas du tout, voyons !
En fait j’aimerai présenter l’œuvre de deux auteurs de bande-dessinée. Deux auteurs trop méconnus en France. L’un est américain, et est au moins considéré par ses pairs comme l’égal de Bill Watterson (Calv…

The wise man's fear, de Patrick Rothfuss

This is madness ! Madness ? This is Vincent D.


Chers petits lecteurs,
cet article nous vient de loin. Far far away, il existe un petit pays nommé les Etats-Unis (ils ont un président qui s'appelle Baraque Aubama et ils mangent des ambeugueur) et dans ce petit pays il y a un endroit qu'on appelle le Texas (non, pas le groupe écossais, mais l'état). Et dans cet endroit il y a une ville qui s'appelle Austin (et non pas Powers), et dans cette ville il y a un français, qui vient de Bennecourt (une foué!) et qui s'appelle Vincent D. Faites lui un accueil en grande pompe parce que ce Vincent D. de Bennecourt, de Austin, du Texas, des Etats-Unis, vous livre ici une super critique de l'oeuvre (encore non traduite en France) The Wise man's fear, le second tome du roman que nous connaissons dans le coin comme Le Nom du vent. Vincent D. est notre correspond américain, celui qui lit les livres avant qu'ils ne sortent dans vos librairies ! Plus fort que Lucky Luke, Vin…

Les Crocs de l'amour et autres histoires

Je vous ai déjà fait part dans un autre article de mon aversion pour les monstres étant petite. Je ne sais pas trop d’où sortait cette peur enfantine, je sais juste que mon imagination débordait des horreurs que ces créatures pouvaient me faire. J’ai envie de rejeter la faute sur mes frères et sœurs, lesquels s’obstinaient à regarder X-Files alors que j’avais 5 ans, ou bien d’autres séries d’horreur qui me pétrifiaient tels que Chair de Poule (ouais bon c’était pour les enfants, mais de moi-même je ne l’aurais jamais regardé, ce qui m’aurait empêché de faire des cauchemars sur les pantins et les masques d’halloween qui vous collent à la peau) ou bien Au-delà du réel (à cause d’un épisode où un troll se cachait sous le lit des enfants pour mieux les bouffer, j’ai longtemps eu peur de laisser pendre mon bras hors du lit, dans le doute de faire un bon hameçon à trolls).
Mais je finis par me dire que toute cette psychose m’a forgé le caractère, et j’ai fini par les oublier pour les laisser…

Euphorie

Ça fait rire les oiseaux et danser les écureuils


Guixxx est aux anges. Alors Guixxx écrit, parce qu’elle a envie de partager sa joie, son bonheur et sa bonhomie avec vous, bande de veinards. Il a suffit de quelques mots de l’un de mes lecteurs (dont je suis la plus grande lectrice ! J'ai nommé Stéphane Beauverger) pour me faire devenir toute chose et sentir mon petit cœur défaillir.
Bon mon état d’euphorie n’est pas entièrement dû à cet évènement (en grande partie quand même... hum), il y a d’autres facteurs déclencheurs, le premier étant que je suis en middle-week ce soir (le week-end en milieu de semaine, pour les non-initiés) et que les journées de mardi et mercredi m’appartiennent ! Pas cloîtrée au sous-sol fermé du V*****, pas de rangement, pas 150 marches à descendre et à monter douze fois par jour, pas de conseils et d’informations à donner pendant deux longues journées. C’est donc le cœur léger et détendue (bien qu'ayant le dos en compote et les pieds en bouillie) que j’…