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She kept a rollin' !

*Retrousse ses manches*

Chers amis, l’heure est venue de retrouver nos vieilles habitudes.
Fut un temps, souvenez-vous, où je postais sur mon « blog », petite écrivaillone pleine d’espoirs et de rêves. A l’époque j’étais encore jeune et fringante, fine comme une liane et la peau douce telles les fesses d’un bébé… hm bref. Du temps a donc passé, et l’envie –que dis-je- la démangeaison d’écrire ne m’a pas lâché ! En attendant le jour où je deviendrais le nouveau Philip K. Dick, ou bien le nouveau Bernard Werber (faute de véritable talent ça permet au moins d’avoir de la tune), j’ai décidé de m’exprimer en mettant sur pied un nouveau « blog » ! 

Ah, ne soyez pas surpris, c’est l’occasion de redécouvrir mon incroyable prose (pleine de fautes de syntaxe et d’une orthographe frôlant l’hérésie) et mon génie injustement méconnu ! C’est aussi l’occasion d’échanger avec vous, chers lecteurs, votre opinion m’intéresse particulièrement (aussi soyez compréhensifs si je n’en tiens absolument pas compte. Non mais, c’est quand même moi le boss OKAY ?). Ce blog est donc un défouloir, un exutoire, mais pas une fosse septique non plus, seuls les sujets dignes d’intérêt (tout du moins du mien) seront mis à l’honneur.
Et, peut-être, un peu de chats. Juste un peu.

Bien, sur-ce, place.

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Édification d'un rêve, ou la librairie fantastique.

Dessin de Tom Gauld Combien de fois dans mon entourage (le peu qui lisent mes chroniques en diagonale) m’a demandé quels étaient ces plans « top secrets » dont j'ai fait état dans plusieurs de mes billets. Ceux qui m'ont posé la question sans détour ont obtenu l'information claire et définitive que je partage avec vous ici : je veux créer ma boîte. Je vous ai déjà parlé avec nostalgie et envie de mes rêves. Depuis mon adolescence je fantasme sur cette possibilité. J’ai vécu dans le rêve brumeux et cotonneux de posséder ma propre librairie. Je l’ai imaginée, décorée, rempli et re-imaginée des centaines de fois. Parfois elle ressemblait à l’ancien local de la librairie Imagin’ères à Toulouse, une toute petite pièce au plancher craquant et aux étagères ployant sous des rayonnages de livres de SF, la musique de Loreena McKennit se mêlant aux effluves de patchouli. Parfois elle ressemblait au Forbidden Planet de Londres, gigantesque, fournissant profusion de Bds

La singulière tristesse du gâteau au citron - Aimee Bender

Ça fait un bout de temps que mes doigts n’ont pas effleuré le clavier. Je me laisse aller les amis. Pourtant j‘en ai des choses à raconter, mais bon, que voulez-vous, je passe trop de temps dans mes pensées et dans mes livres, ou bien à gratter le bedon du félidé. Tenez récemment j’ai lu un livre au titre plus qu’improbable, La singulière tristesse du gâteau au citron aux éditions de l'Olivier. Non, ce n’est pas Katherine Pancol, mais je vous accorde qu’elle aurait pu être l’auteur de ce titre fantaisiste. Nous n’oublierons jamais Les yeux jaunes des crocodiles , La valse lente des tortues , mais surtout le fameux Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi (et seulement le lundi, car Katherine Pancol détient une vérité ultime et dérangeante de la vie des écureuils New-yorkais). L'auteur se nomme Aimee Bender, et ce quatrième roman génialissime est celui qui l'a fait connaître outre-Atlantique. Mais allez plus loin que le titre, et plus loin que ce