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Guixxx of the Undead au Virgin des Champs




Guixxx (triple X oui, comme Vin) bourre sa pipe d’un geste expert, assise dans un grand fauteuil de cuir élimé aux larges accoudoirs. Un feu de bois rayonne dans la pièce, les yeux de la Guixxx brillent dans le noir.


Aussi loin que je me souvienne… je n’aimais pas les livres. Non pas que je ne les aimais vraiment pas, c’est que je ne les aimais pas vraiment comme aujourd’hui. Non, d’abord je préférais les peluches. Faute de peluche, mon chat noir, dont la queue papillonnante m’attirait comme une flamme (s’en suivit de nombreuses blessures de guerres, les griffes d’un félin étant des armes redoutables !). Puis vint le tour des Barbies, ces vestales de plastique au corps parfaitement galbé avec une petite culotte imprimée Matell (le détail qui tue, ça ne les empêchaient pas d’avoir des histoires d’amour torrides). Certainement mon intellect fût-il sauvé par un environnement propice, et je découvrais alors, suite à de longs entretiens avec Ratus, mes premières lectures. Loués soient l’Ecole des Loisirs et Roger Hargreaves. Mais le véritable déclic se fit plus tard, lors de l’ère HP (non pas Hewlett Packard, l’autre HP). S’en suivit une boulimie de lecture, un besoin féroce de lire des livres, qui s’intensifia avec la bible de Tolkien, et qui ne ralentit jamais son rythme. 

Ce fut à cet instant que je distinguais ma vocation parmi le brouillard qu’était mon futur (alors : nulle en maths, nulle en sciences, nulle en sport… hmm, bon ben on vous met en filière L hein.) J’aimais les mots. Et plus que les mots, j’aimais les histoires. J’entends celles qui font rêver, celles qui nous transportent, celles qui font oublier l’instant présent. 
En d’autres termes, je voulais devenir libraire.
Le délire me faisait à l’époque croire que c’était simple, pas salissant, et qu’on pouvait tranquillement en vivre. C’était sans compter ce que j’apprendrais plus tard, que le métier est considéré pour beaucoup comme un simple commerce, que vous êtes un vendeur, et qu’on vous la met prof… enfin que parfois on ne vous traite pas comme il faudrait. Et surtout, que ça ne fait pas un salaire décent. Mais qu’à cela ne tienne, un jour j’aurai ma librairie ! Oh oui, un jour elle sera mienne !

Tout ce paragraphe pour dire, même si vous vous en souciez comme de votre première paire de moufles, que ce blog, calqué sur mes passions, va beaucoup (voire essentiellement) tourner autour de la littérature (mais, me dites-vous, le titre était déjà assez explicite. A ça je rétorque: Fichtre ! peu me chaut ce que vous pensez !). Eh ouais, ça en fait des mots et des tournures de phrase à la con juste pour dire ça.
Mais maintenant vous vous sentez plus proche de votre hôte, c'est-à-dire moi, et je suis sûre que vous en êtes heureux, qu’un sourire béat illumine votre figure, que vos yeux pétillent de joie et que vos zygomatiques s'étirent à en craquer (oui, tant que ça ! mais n’allons pas plus loin…).

Commentaires

  1. *sourire* à la lecture de cette phrase Ô combien culte: 'Oh oui, un jour elle sera mienne'...

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  2. Que dire… mis à part que ce blog est une petite merveille de sincérité, et comment… si ce n’est en l’écrivant, tout simplement!

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  3. Je me souviens, je ne lisais pas étant petit. Non pas que je n'aimais pas, bien que mes passions soient plus tournées vers le football et les jeux vidéos, mais parce que je m'ennuyais en lisant ces histoires débiles que les professeurs nous faisaient lire. Je n'accrochais pas, jusqu'au jour où, faute d'originalité, j'ai découvert Harry Potter. S'en est suivi de longues nuits blanches à dévorer ces livres.
    Un autre jour, quelques années plus tard (2), alors en vacances en France (je viens de la Suisse, chocolat et fondue, montre et montagne etc), j'entrai dans une petite librairie afin de me procurer le livre IRobot, parce que je n'avais pas pu voir le film au cinéma. Quelle horreur lorsque j'ai vite compris que le livre ne racontait pas l'histoire du film. C'était un auteur, Isaac Asimov, un mec russe mais américain en fait, qui écrivait de la science-fiction. J'ai été introduit à ce monde spatiale par l'entremise du plus grand, du plus génial auteur de S-F. Je dois posséder tous ces livres dans ma petite bibliothèque, tellement ce mec est un dieu pour moi (je m'emballe). "Fondation" est une oeuvre comparable à celle de Tolkien (elle a d'ailleurs gagné le prix de meilleure série de tous les temps, devant Tolkien).
    Après, je me suis tourné vers R.E Feist, et ses magnifiques Chroniques de Krondor (si vous ne connaissez pas, honte à vous). MAIS ! le plus drôle était encore en chemin, puisque j'ai fais la connaissance d'un autre auteur, anglais, Terry PRATCHETT ! (retenez ce nom). Le plus drôle, le plus hilarant, le plus délirant, le plus extraordinaire. Les Annales du Disque-Monde (que j'ai lu en entier, je crois) est l'oeuvre la plus folle. Génial.

    Et comme je ne peux pas être libraire vu qu'il y a de la concurrence, j'aimerais être écrivain ;)

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